Stage de calligraphie et de bâton avec Manda et Jean Motte

Je relaye ici cette annonce d’un stage organisé par deux amis, qui avec un tel programme promet d’être une parenthèse enchantée… Que vous ayez envie de découvrir la peinture japonaise et le bâton ou que vous souhaitez enrichir votre pratique de ces arts, ce stage est fait pour vous !

Extraits…

Au sein du lieu idyllique du Domaine du Taillé, au cœur de l’Ardèche, Manda et Jean Motte vous proposent un stage d’immersion à la calligraphie, la peinture japonaise traditionnelle et le maniement du bâton. 

Le stage a lieu du dimanche 12 Août (matin) au dimanche 18 Août (soir) et comprend les cours animés par Manda et Jean Motte, l’hébergement et la pension complète. 

Programme :

Le matin sera consacré à l’art du bâton et du sabre qui vous feront découvrir les notions de placement de votre centre, de respiration pleine et de libération des énergies. Pour participer au mieux à ce stage, il faudra une tenue confortable et ample ainsi qu’un bâton (Jo) et un sabre en bois (bokken) — à partir de 20 € les deux, chez Decathlon ou magasin spécialisé. 

Tout au long de la journée, Manda vous fera découvrir la calligraphie et le sumi-e, art du juste nécessaire dont la pratique permet d’une part de développer l’intelligence du cœur. Libéré de ses habitudes, des pressions du quotidien, l’artiste assistera à la libération de sa capacité créatrice. 

Le pinceau, après l’apprentissage de sa conduite, deviendra alors l’instrument d’une expression personnelle, que vous soyez débutant ou confirmé (le matériel est mis à disposition pour les participants qui n’en ont pas).”

Plus d’informations

Le site de Jean Motte

Le site de Manda 

Trouver un bon acupuncteur

Voici un petit article pour vous aider à reconnaître un bon acupuncteur lorsque vous en trouvez un… Ces quelques pistes sont tirées de mon expérience, et de mes études en acupuncture traditionnelle au Centre Imhotep (je suis en 3ème année ).

Tout d’abord, je pense qu’il est nécessaire d’établir quelques précisions entre acupuncture traditionnelle et médecine traditionnelle chinoise.
La première est millénaire, et étroitement reliée à la pensée taoïste : malheureusement pendant la première moitié du XXème siècle, les acupuncteurs traditionnels seront persécutés en tant que dépositaires d’une sagesse devant s’effacer devant le modernisme et le nouveau modèle communiste. Les résultats de cette politique ne se font pas attendre, et d’importants problèmes de santé publique surgissent et deviennent ingérables, surtout à l’échelle d’un pays immense et rural comme la Chine. Le gouvernement chinois essaye donc de faire machine arrière, et remet l’acupuncture au goût du jour en recréant un cursus et un système nouveau, fortement influencé par la médecine et la science occidentale, combinant pharmacopée et acupuncture. C’est la médecine traditionnelle chinoise (MTC)… qui aujourd’hui n’a de traditionnelle que le nom :-(

Aujourd’hui en France, on trouve de nombreux établissements qui proposent un cursus regroupant étude de la pharmacopée chinoise, de l’acupuncture et du massage. Je n’ai jamais suivi ce type d’enseignement donc je me garderai bien de critiquer qui que ce soit, comme dans tout domaine il doit y avoir des écoles sérieuses et d’autres moins… mais je ne vois pas comment on peut avoir une connaissance approfondie de ces trois domaines en les regroupant de cette manière : la pharmacopée à elle seule représentait des années d’études en Chine ! Je pense donc que cela peut donner des bases sur l’énergétique chinoise, mais pas former un acupuncteur à part entière. Première piste donc, connaître le cursus de son acupuncteur, et voir s’il a fait une école de MTC avec un peu d’acupuncture, ou une formation complète en acupuncture traditionnelle.

Deuxième piste, si vous retournez plusieurs fois chez votre acupuncteur ou qu’une personne y va avec vous : il ne doit pas vous piquer les mêmes points ! Par exemple les causes d’un mal de dos, ou même d’un simple rhume peuvent être multiples, et le traitement sera à adapter en conséquence : impossible donc de faire des « fiches recettes » et dire faire toujours les mêmes points pour le même motif de consultation ! Les rythmes du corps humain, nos émotions, nos organes, sont étroitement reliés au rythme énergétique des saisons : votre pouls et de nombreux détails connus d’un bon acupuncteur le reflètent, et il faut donc adapter le choix des points à piquer en conséquence : impossible à nouveau de refaire toujours la même chose, même si certains points peuvent revenir régulièrement.

L’acupuncture traditionnelle a pour but de traiter le terrain de la personne, l’origine du problème (la racine) et non le symptôme (la branche). Pour y parvenir, le thérapeute commencera par un questionnaire approfondi sur vos habitudes de vie (sommeil, alimentation, goûts..), vos antécédents médicaux, votre motif de consultation, qu’il complètera par l’observation de votre langue et la fameuse prise des pouls ! Tous ces élements sont nécessaires pour prendre en compte le patient dans sa globalité.

Autre détail : le thérapeute plante ses aiguilles sans utiliser de propulseur, ou d’autres outils électriques ou lumineux pour simuler la puncture : l’aiguille, avec ses anneaux pour capter l’énergie du ciel, ses spirales et son alliage de cuivre et de métal, reste l’outil traditionnel de l’acupuncteur.

Enfin, choisir un médecin acupuncteur n’est pas forcément gage de qualité : leur apprentissage repose souvent sur les fameux points recette qui ne vont pas à la base du problème et ne prennent pas le patient dans sa globalité. Prendre un praticien qui fait trop de disciplines différentes non plus, vu le travail que cela représente, certaines peuvent bien se compléter mais trop en étudier empêche d’aller au fond des choses.

Difficile comme vous le voyez de trouver la perle rare… Ils existent pourtant ! Le bouche à oreille reste un bon moyen de les connaître, et votre instinct vous aidera lui aussi à trouver un bon thérapeute, quelle que soit sa discipline !

PS : n’hésitez pas si vous avez des questions bien sûr…

PPS : un propulseur est une sorte de petite sarbacane qui sert à mettre en place l’aiguille dans la peau, de manière très superficielle.